Chatillon-sur-Seine
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DEUX VILLAGES
Une nouvelle fois les communes de Gilly-lès-Cîteaux et Vougeot, au cœur de la côte de Nuits et au bord de la Vouge qu’elles partagent, sont associées à l’occasion de la 71e Saint-Vincent Tournante des Chevaliers du Tastevin.



GILLY-LES-CÎTEAUX

A l’est de la D 974, face au vignoble, la commune de Gilly-lès-Cîteaux comptait 640 âmes au recensement de 2011. La plus grosse population de son histoire, ce qui témoigne du dynamisme d’une commune qui a su marier l’histoire et le présent, le patrimoine et l’économie, dans un attachement profond à Cîteaux.

Fort de 1000 hectares une ancienne voie romaine, le bourg se trouva aussi, jusqu’en 1791, « sur le chemin des moines » qui les menaient de l’Abbaye de Cîteaux fondée en 1098 par Robert de Molesme à Vougeot où dès 1111, ils avaient planté de la vigne et construit une cuverie.

Ayant racheté aux Bénédictins un ancien prieuré du Vie siècle, les Cisterciens y construisirent d’abord une cave, puis une maison forte plusieurs fois pillée et détruite, jusqu’à ce qu’au XVIIe siècle, le 51e abbé de Cïteaux décide d’en faire une demeure de plaisance, avec son parc de xx hectares. Devenu bien national en 1790 le « ci-devant château de Gilly » sera revendu plusieurs fois aux XIXe et XXe siècles et transformé en ferme. Le Conseil général qui le rachète en 1974, y hébergera le Théâtre de Bourgogne. Puis le château vendu au fondateur du groupe hôtelier des «Grandes Etapes Françaises » René Traversac sera transformé en hôtel de charme.

Si un second château, racheté et entièrement détruit par les moines au XVe siècle a disparu, Gilly-lès-Citeaux a gardé aussi, dans son patrimoine, la Grange de Saulx, avec ses 500m² au sol et ses 900m² de, toiture 900m2, construite au XIIIe siècle par la riche famille de Saulx et sauvée de la ruine en 2006 par la volonté de la municipalité et la mobilisation des habitants, mais aussi son église Saint-Germain et des ponts et lavoirs.

Avec l’arrivée du chemin de fer, la gare Gilly-lès-Cîteaux-Vougeot ouverte en 1849 sur la ligne Paris-Lyon-Marseille, va donner un bel élan au commerce du vin. Le liquoriste numéro un des crèmes de fruits l’Héritier-Guyot y installera sa « succursale de Vougeot ».

Et dans la zone artisanale initiée par le regretté Max Charles, maire de la commune, Philippe Delin a transféré, dans un bâtiment ultramoderne de 4000m², la fromagerie qu’avaient créé en 1970, ses parents Jacques « qui faisait les fromages dans son garage » et son épouse « qui faisait la comptabilité dans sa cuisine », et qui devrait permettre de passer prochainement de 11000 à 22000 tonnes de production de fromages par an. Ces fromages dont l’importateur Jean-Philippe Gosselin dira lors de l’inauguration de l’unité, qu’ils sont « parmi les meilleurs fromages au monde »

Et bien évidemment, en ce temps de Saint-Vincent, et même si Gilly-lès-Cîteaux est placé sous le vocable de Saint-Germain, on n’oubliera ni le vignoble, ni les viticulteurs dont les emblématiques Bernard Munier, 5e génération de vignerons chantre des appellations régionales quand elles sont produites avec passion, et Vincent Barbier, Grand Maitre de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin.

VOUGEOT

Sur la route des grands crus, entre Flagey-Echezeaux au sud et Chambolle-Musigny au nord, Vougeot avec son grand cru, Clos de Vougeot et ses quatre premiers crus, Clos Blanc, les Crâs, Clos de la Perrière et les Petits Vougeots, tire sa renommée mondiale de ses vins, de ses vignerons de qualité et de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin, dont le Château du Clos de Vougeot est le chef d’ordre. Et tire son nom de la Vouge, rivière qui y prend sa source.

Au recensement de 2011, la commune comptait 182 habitants et 63,44 hectares en production, 49,13 hectares au Clos de Vougeot (exclusivement rouge) 10,65 hectares (dont 8,10 de premiers crus) plantés en pinot noir et 3,66 hectares plantés en chardonnay (dont 2,83 en premiers crus).

Devenu AOC grand cru Clos de Vougeot, le 31 juillet 1937, le domaine planté « ouvert" par les moines de Cîteaux avait alors 826 ans. Il ne sera ceint totalement de murs que vers 1330, prenant alors le nom définitif de Clos de Vougeot ou Clos-Vougeot.
« Monopropriété » jusqu’en 1889, le Clos de Vougeot compte aujourd’hui près de 80 propriétaires pour une cinquantaine d’exploitants.

En plantant leur domaine, les moines de Cîteaux au XIIe siècle, lui adjoignirent, dans la partie septentrionale, un cellier de 2000 futs, surmonté d’un dortoir et une cuverie dotée de pressoirs monumentaux. Ce n’est qu’au XVIe siècle que l’abbé de Cïteaux fit construire les bâtiments de style Renaissance fermant la cour. Vendu à la Révolution, passé par de nombreuses mains, ou laissé à l’abandon durant le XIXe siècle, il est racheté en 1889 par Léonce Bocquet riche négociant qui le fait entièrement restaurer. En 1920, 7 ans après la mort de Bocquet, enterré le long de l’allée qui mène au château, celui-ci est acheté par le député Camuzet qui le cèdera, il y a 70 ans à la société civile des Amis du Château du Clos de Vougeot, pour devenir le chef d’ordre de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin, née 10 ans plus tôt à Nuits-Saint-Georges.

Dans la partie nord des murs du Clos de Vougeot se dresse une autre bâtisse imposante, le château de la Tour, construit en 1890, après le premier morcèlement du clos. Le domaine du Château de la Tour a la double particularité d’être leur seul à proposer des clos de vougeot récoltés, vinifiés, élevés et mis en bouteille dans l’enceinte du clos.
Enfin, dans sa rue quasi unique, parallèle à la D 974, Vougeot est l’une des très rares communes à n’avoir pas d’église.

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Le programme
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APPEL à BENEVOLES !
Depuis 9 mois des dizaines de bénévoles de Gilly-lès-Cîteaux et Vougeot travaillent pour préparer la 71e Saint-Vincent Tournante des Chevaliers du Tastevin « sur le chemin des moines », qui se déroulera les 24 et 25 janvier 2015. Ce week-end-là, il faudra, sur le terrain, plus de bénévoles encore pour recevoir les dizaines de milliers de gens venus de loin au nom de l’hospitalité bourguignonne. Plus les bénévoles seront nombreux, plus l’organisation assurera la solide tradition de chaleur humaine et de convivialité de la côte vineuse.

Le verre est désormais disponible
Le verre de la Saint-Vincent tournante 2015
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Accès à Gilly/Vougeot
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Pourquoi Saint Vincent est-il le patron des vignerons ? Né en Espagne, saint Vincent était diacre de Saragosse au début du IVe siècle. Il fut martyrisé par ordre du préfet Dacien à Valence et mourut sous les tortures le 22 janvier 304. Si l'élection de saint Vincent par les vignerons reste mystérieuse, voici quelques hypothèses… Elle pourrait n'être simplement due qu'à la première syllabe de son nom "vin". Le mystère de Saint Vincent : La date de la saint Vincent, le 22 janvier, correspond généralement à une période climatique de transition entre l'état d'hibernation de la vigne et celle du retour de la végétation ("à la saint Vincent, l'hiver s'en va ou se reprend") et surtout, autrefois, au début de la taille. On peut aussi interpréter "Vincent" comme "Vin Sang", le sang de la vigne.
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