Chatillon-sur-Seine
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le retour de la fêteLe quatrième retour de la fête
Les 24 et 25 janvier 2015, les villages de Gilly-lès-Cîteaux et Vougeot, seront unis une nouvelle fois pour accueillir la 71e édition de la Saint-Vincent Tournante des Chevaliers du Tastevin, « sur le chemin des moines ». Ce sera la quatrième de leur histoire, après 1956, 1983 et 2003.
Les deux communes se placeront ainsi, au soir du 25 janvier, sur le podium des villes et villages à avoir organisé le plus grand nombre de fois les festivités, derrière Nuits-Saint-Georges et ses 5 éditions ((1948, 1967, 1987, 2007 et 2012 St Vincent Tournante des Climats ) mais aux côtés de Beaune (1955, 1974, 2005 et 2012) et de Gevrey-Chambertin (1947 pour le retour, 1960, 1980 et 2000) qui l’ont reçue 4 fois.
Claude Charles, toujours maire de Vougeot connaitra sa seconde Saint-Vincent Tournante. Didier Danel, maire de Gilly-les-Cîteaux fera son baptême du feu.

1956, la 12e Saint-Vincent Tournante
Succédant à Beaune (1955) et précédant Volnay (1957), les villages de Gilly-les-Cîteaux et Vougeot, et Flagey-Echezeaux reçurent la Saint-Vincent Tournante en janvier 1956. C’est la première de leur histoire. C’est la 10e édition depuis la reprise en 1947 après la seconde guerre mondiale, la 12e depuis sa création en 1938. Charles Boulaigre était maire de Vougeot, Gaston Rémy de Gilly-les-Cîteaux et Auguste Loison, premier magistrat de Flagey-Echezeaux. La fête avait été placée sous la double présidence du Baron Le Roy, président de l’office international du vin et du général McAuliffe Commandant des Forces Américaines en Europe, que l’on avait surnommé « le héros de Bastogne ». Anecdote, parmi les invités le Chanoine Kir, y côtoyait le Dr Agostini, maire de… Cassis, raconte la Gazette des Chevaliers du Tastevin de 1956 sous le titre « Un triomphe ensoleillé ».
Dans son homélie, l’abbé Delaborde, ancien curé d’Aloxe Corton y avait salué « le travail acharné des moines de Cîteaux qui firent jaillir le nectar des cailloux de la Côte ». 42 sociétés participèrent au défilé qui se termina au château du Clos de Vougeot. Sous la conduite de son grand maitre, Georges Faiveley, la confrérie intronisa 3 anciens vignerons et vigneronnes, Julie Mignard de Gilly (alors lès-Vougeot, même si ce n’était pas son nom « légal), François Cortaille de Flagey-Echezeaux et Léon Bavard de Nuits-Saint-Georges. Parmi les nombreux intronisés du chapitre qui suivit, Roger Versel qui avait été Prix Nobel en 1934, année de création de la confrérie des Chevaliers du Tastevin fut élevé au grade de Commandeur.
Le temps fut magnifique durant tout le week-end. Dès le lendemain les températures descendront à « plus » de -10. Donnant le plus rude hiver du XXe siècle.

1983, année héroïque
Entre Couchey (1982) et Ladoix-Serrigny (1984), la Saint-Vincent Tournante fit un retour déjà « précipité » à Gilly-lès-Cîteaux et Vougeot après la défection, quelques mois plus tôt de la commune qui devait l’accueillir. La fête se déroula sous la présidence d’Otto de Habsbourg, et… sous la pluie ce qui fit titrer « tout avait été prévu sauf… le temps » par le journaliste du Bien Public qui couvrit l’évènement C’était François Sauvadet, qui presque 30 ans plus tard deviendra ministre de la Fonction Publique.
En 1983, le château de Gilly était encore théâtre. Le pianiste Jean-Claude Cottier et la chanteuse Martine Trossat y donnèrent un superbe concert. Nicole Olivier était maire de Vougeot et Jean Clerc, maire de Gilly-les-Cîteaux était conseiller général du canton de Nuits-Saint-Georges. Plus de 50 000 fleurs avaient été réalisées pour décorer magistralement les villages. 9 anciens, 6 vigneronnes et 3 vignerons, avaient été intronisés par la confrérie et reçus Chevaliers du Tastevin par le grand maitre Guy Faiveley. Si Mathilde Perrot, malade, avait reçu le cordon 4 jours avant la fête à l’hôpital de Seurre, avaient été mis à l’honneur à la Grange de Saulx en habits de lumière, Jeanne-Henriette Boulaigre, Désiré Gallet, Marie Chauvot, Alphosine Romang, Jeanne-Célestine Clerget, Lucien Munier, Charlotte Gibourg et Joseph Tardy. Les caveaux furent pris d’assaut et la 39e édition de la Saint-Vincent Tournante connut un succès monstre.

2003 année symbolique.
Enfin en 2003 Gilly-lès-Cîteaux et Vougeot, avec Chambolle-Musigny, Vosne-Romanée, Flagey-Echezeaux et Morey-Saint-Denis, succédèrent à Montagny et reçurent la 59e Saint-Vincent Tournante dite « de Bourgogne », celle du renouveau qui relança une fête plus votive et plus proche de l’originelle, après deux décennies de gigantisme exponentiel, en présence de Bernard Pivot.
Claude Charles, alors maire de Vougeot et Max Charles maire de Gilly-les-Cîteaux, n’avaient aucun lien de parenté. Si les villages étaient décorés, il n’y eu pas de caveaux et pas de dégustations. 4 anciennes vigneronnes, Solange Jayer, Marguerite Munier, Marie-Louise Ravet et Huguette Felettig, ainsi que 2 anciens vignerons, Henri Legros et René Bossu furent intronisés par les Chevaliers du Tastevin conduits par leur grand-maitre Vincent Barbier. Il n’y eut pas un grand banquet, mais 6. Un dans chaque commune. 

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Le programme
Pour toutes les informations détaillées du week-end.
APPEL à BENEVOLES !
Depuis 9 mois des dizaines de bénévoles de Gilly-lès-Cîteaux et Vougeot travaillent pour préparer la 71e Saint-Vincent Tournante des Chevaliers du Tastevin « sur le chemin des moines », qui se déroulera les 24 et 25 janvier 2015. Ce week-end-là, il faudra, sur le terrain, plus de bénévoles encore pour recevoir les dizaines de milliers de gens venus de loin au nom de l’hospitalité bourguignonne. Plus les bénévoles seront nombreux, plus l’organisation assurera la solide tradition de chaleur humaine et de convivialité de la côte vineuse.

Le verre est désormais disponible
Le verre de la Saint-Vincent tournante 2015
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Pourquoi Saint Vincent est-il le patron des vignerons ? Né en Espagne, saint Vincent était diacre de Saragosse au début du IVe siècle. Il fut martyrisé par ordre du préfet Dacien à Valence et mourut sous les tortures le 22 janvier 304. Si l'élection de saint Vincent par les vignerons reste mystérieuse, voici quelques hypothèses… Elle pourrait n'être simplement due qu'à la première syllabe de son nom "vin". Le mystère de Saint Vincent : La date de la saint Vincent, le 22 janvier, correspond généralement à une période climatique de transition entre l'état d'hibernation de la vigne et celle du retour de la végétation ("à la saint Vincent, l'hiver s'en va ou se reprend") et surtout, autrefois, au début de la taille. On peut aussi interpréter "Vincent" comme "Vin Sang", le sang de la vigne.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération