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Saint Vincent au fil des ans

Les débuts :

22 janvier 1938. Chambolle-Musigny accueille la première Saint-Vincent "intégrale".

De plusieurs villages des environs, d'anciennes confréries y trouvent l'occasion de sortir les effigies de saint Vincent et de participer au cortège, entourées des vignerons de chaque village et suivies par le saint Vincent de la Confrérie du Tastevin, œuvre de notre confrère Charles Toussaint, porté par les Chevaliers servants et encadré par les dignitaires, revêtus de leur tenue d'apparat. Le chanoine Krau, curé de Vosne-Romanée et Grand Aumônier du Tastevin, prononce le premier d'une série de quatre sermons inoubliables.

Pour un coup d'essai c'est un coup de maître, et l'on comprend dès lors, que cette reprise d'une vieille coutume répond au vœu de tous. La Confrérie des Chevaliers du Tastevin imagine donc une Saint-Vincent "tournante": chaque année, un village de la Bourgogne viticole, recevra la fête de la Saint-Vincent Tournante et accueillera le rassemblement de toutes les confréries ou sociétés de secours mutuel de la Bourgogne.

Le 22 janvier étant réservé aux assemblées générales des sociétés de secours mutuel dans les villages, la date de la Saint-Vincent Tournante est fixée la semaine suivante, soit généralement le dernier, voire l'avant-dernier, week-end de janvier.

28 janvier 1939. Vosne-Romanée reçoit la deuxième édition de cette Saint-Vincent restaurée par le Tastevin.

La fête est encore plus grandiose qu'en 1938: les sociétés de Saint-Vincent plus nombreuses, l'office religieux est présidé par l'évêque de Dijon, 300 convives sont réunis dans le caveau Nuiton pour un repas de cochon inoubliable.

Le mouvement est lancé, Saint-Vincent va "tourner" de village en village.

22 Janvier 1940. Nuits-Saint-Georges est devenue une grande ville militaire. Ses murs abritent l'Etat Major de l'Armée des Alpes.

 La Confrérie fête encore la Saint-Vincent, mais en sourdine. Une solennité religieuse dans la vieille église de Saint-Symphorien que d'illustres généraux honorent de leur présence. Un repas de 50 couverts à l'hôtel de la Croix Blanche, mais sans apparat et sans faste. Et c'est la mise en veilleuse de tous ces espoirs, de toutes ces réalisations.

Néanmoins, et malgré la guerre, saint Vincent n'est pas oublié; et pendant quatre ans, ses fidèles se groupent, au 22 janvier, dans la chapelle des Hospices de Nuits, demandant au ciel des temps meilleurs, et conservant pieusement le flambeau qui avait brillé avec tant d'éclat à Chambolle-Musigny et à Vosne-Romanée.

 1947 La renaissance à Gevrey-Chambertin

1945 et 1946, la France est libre, mais le pays n'a pas encore cicatrisé ses blessures, et il ne peut être question de réjouissances et de banquets.

 Durant ces deux années encore, c'est en la chapelles des Dames hospitalières de Nuits-Saint-Georges que se déroule la cérémonie religieuse du 22 janvier, dans la gravité qui convient aux circonstances, mais avec la fierté de pouvoir le faire librement et avec l'espoir d'un renouveau glorieux. Des jours meilleurs arrivèrent enfin, bien que timidement, et notre Confrérie décide de ressusciter dans tout son éclat, la grande solennité de la Saint-Vincent.

 Le pèlerinage qui, chaque année se fait dans un village différent de la Côte, est fixé pour 1947 à Gevrey-Chambertin, à la date du 1er février.

 A partir de cette date, la Saint-Vincent n'a plus cessé de tourner.

 Certains villages l'ont même reçue deux, trois voire quatre fois, toujours avec le même enthousiasme et la même mobilisation de l'ensemble de la population. Elle est allée jusqu'à Chablis au nord de la Bourgogne et au sud dans les vignes du Montagny, en Saône-et-Loire. Certains villages se sont regroupés pour l'accueillir.

 Toujours plus beau, toujours plus accueillant

 Les villageois ont développé des trésors d'imagination, enrichissant au cours des ans le programme de la fête, déployant tous les moyens à leur portée pour rendre leur village encore plus beau et plus accueillant que le village de l'année précédente.

 Ainsi, les fleurs en papier confectionnées le soir dans les cuisines, se comptent par millions. Le chapitre de la Saint-Vincent, ou repas de cochon, tenu par la Confrérie des Chevaliers du Tastevin au caveau nuiton puis au château du Clos de Vougeot, s'est très tôt doublé d'un banquet des vignerons du village.

 1964 : Saint-Romain a eu l'idée d'ouvrir largement tous les caveaux du village. Vers la même époque, un vin d'honneur est offert à l'issue de la messe à tous les visiteurs. La cuvée est déjà presque née.

 1971 : Rully crée la première affiche artistique de la Saint-Vincent Tournante.

 1973 : Morey-Saint-Denis invente le verre gravé aux couleurs de la fête.

 La mobilisation de tout un village

 Accueillir la Saint-Vincent Tournante est en effet un événement pour un village. Solidarité n'est alors pas un vain mot, et c'est toute la population qui se mobilise pour l'organisation de la fête, des mois pour ne pas dire des années à l'avance.

 L'organisation de la fête, la décoration du village et l'élaboration de la cuvée de Saint-Vincent, offerte pendant deux jours à la dégustation à tous les visiteurs, nécessitent en effet des mois de préparation et la participation de tous les talents du village.

 Si les assurances sociales ont en grande partie remplacé les sociétés de secours mutuel dans la vie quotidienne des vignerons, on peut dire qu'à l'occasion de la Saint-Vincent Tournante l'entraide mutuelle est toujours très présente dans les villages de Bourgogne.

 D'année en année la fête s'est installée et a pris de l'ampleur au point de devenir la plus grande fête de Bourgogne, recevant certaines années autour de 100.000 visiteurs en provenance de toute l'Europe.

 La fête populaire et bon enfant des débuts, était devenue une véritable entreprise dont le budget dépassait le million d'euros - et parfois largement - et les contraintes pour accueillir des dizaines de milliers de visiteurs, à commencer par la sécurité et la circulation, sont devenues impossibles à assumer par la plupart de nos villages.

 Il faut dire qu'avec le succès rapide et grandissant de la Saint-Vincent Tournante, les villages ont utilisé cette fête comme outil de communication, et, ce qui au départ était la fête des vignerons, est devenu la fête du vin et d'une appellation, tant il est vrai que les retombées médiatiques sont nombreuses et ont réellement tiré certaines appellations de l'anonymat.

 En 2004, le village de Monthelie dans la Côte de Beaune a repris le flambeau avec une volonté affichée d’accueil et de modération.

 En 2005, la Saint-Vincent Tournante a été accueillie par la capitale des vins de Bourgogne : Beaune.

 Les 28 et 29 janvier 2006, 16 villages des Hautes Côtes de Nuits se sont réunis pour préparer la célébration. 2007 Nuits Saint Georges a acceuilli les amateurs du monde entier

2007 Nuits Saint Georges a acceuilli les amateurs du monde entier

2008 A Saint Romain les viticulteurs ont acceuillis cette fête par un superbe week end de Janvier

 

2009 Une première la St Vincent des Mâcons Village

2010, un franc succès à Chassagne-Montrachet

2011, les 29 et 30 Janvier, La Saint Vincent des Côtes de Nuits Villages à Corgoloin

2012 Une édition spéciale : La Saint Vincent Tournante des Climats de Bourgogne, à Dijon, Nuits-Saint-Georges et Beaune

 

 


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Pourquoi Saint Vincent est-il le patron des vignerons ? Né en Espagne, saint Vincent était diacre de Saragosse au début du IVe siècle. Il fut martyrisé par ordre du préfet Dacien à Valence et mourut sous les tortures le 22 janvier 304. Si l'élection de saint Vincent par les vignerons reste mystérieuse, voici quelques hypothèses… Elle pourrait n'être simplement due qu'à la première syllabe de son nom "vin". Le mystère de Saint Vincent : La date de la saint Vincent, le 22 janvier, correspond généralement à une période climatique de transition entre l'état d'hibernation de la vigne et celle du retour de la végétation ("à la saint Vincent, l'hiver s'en va ou se reprend") et surtout, autrefois, au début de la taille. On peut aussi interpréter "Vincent" comme "Vin Sang", le sang de la vigne.
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