Les confréries
Ou associations de secours mutuel
Au
moyen-âge, lorsque furent créées les corporations de métiers, qui, de
patrons à ouvriers - ou de propriétaires à vignerons, la propriété
ayant une place particulière en Bourgogne -, nouaient un lien solide de
sympathie cordiale et favorisaient l'entraide matérielle, on créa sur
le plan religieux les confréries chargées de l'entraide spirituelle
entre leurs membres vignerons.

La révolution supprima les corporations et les confréries. Cependant, les confréries renaissent au cours du 19ème siècle, portant plus souvent le nom de sociétés ou associations de secours mutuel et spirituel, pour subvenir aux besoins de leurs membres vignerons devenus aussi petits propriétaires les plus indigents ou vieillis, payer les frais médicaux ou de sépulture, faire célébrer des messes pour le repos des âmes.
Les confréries ont traversé une période d'anticléricalisme fort, se sont souvent divisées, et arrivent en 1934 assoupies et figées, la foi n'étant plus un flambeau, mais une faible mèche.
C'est la Saint-Vincent Tournante qui est à l'origine de la renaissance de nombreuses sociétés de Saint-Vincent dans la côte viticole bourguignonne. En 1938, il y avait 6 sociétés dans le défilé de la Saint-Vincent; elles étaient 53 en 1965. En 2003, elles seront plus de 70.
