La fête au fil des ans
1947… 2003 la Saint-Vincent tourne
1947 La renaissance à Gevrey-Chambertin
1945 et 1946, la France est libre, mais le pays n'a pas encore
cicatrisé ses blessures, et il ne peut être question de réjouissances
et de banquets.
Durant ces deux années encore, c'est en la chapelles des Dames hospitalières de Nuits-Saint-Georges que se déroule la cérémonie religieuse du 22 janvier, dans la gravité qui convient aux circonstances, mais avec la fierté de pouvoir le faire librement et avec l'espoir d'un renouveau glorieux. Des jours meilleurs arrivèrent enfin, bien que timidement, et notre Confrérie décide de ressusciter dans tout son éclat, la grande solennité de la Saint-Vincent.
Le pèlerinage qui, chaque année se fait dans un village différent de la Côte, est fixé pour 1947 à Gevrey-Chambertin, à la date du 1er février.
A partir de cette date, la Saint-Vincent n'a plus cessé de tourner.
Certains villages l'ont même reçue deux, trois voire quatre fois, toujours avec le même enthousiasme et la même mobilisation de l'ensemble de la population. Elle est allée jusqu'à Chablis au nord de la Bourgogne et au sud dans les vignes du Montagny, en Saône-et-Loire. Certains villages se sont regroupés pour l'accueillir.
Durant ces deux années encore, c'est en la chapelles des Dames hospitalières de Nuits-Saint-Georges que se déroule la cérémonie religieuse du 22 janvier, dans la gravité qui convient aux circonstances, mais avec la fierté de pouvoir le faire librement et avec l'espoir d'un renouveau glorieux. Des jours meilleurs arrivèrent enfin, bien que timidement, et notre Confrérie décide de ressusciter dans tout son éclat, la grande solennité de la Saint-Vincent.
Le pèlerinage qui, chaque année se fait dans un village différent de la Côte, est fixé pour 1947 à Gevrey-Chambertin, à la date du 1er février.
A partir de cette date, la Saint-Vincent n'a plus cessé de tourner.
Certains villages l'ont même reçue deux, trois voire quatre fois, toujours avec le même enthousiasme et la même mobilisation de l'ensemble de la population. Elle est allée jusqu'à Chablis au nord de la Bourgogne et au sud dans les vignes du Montagny, en Saône-et-Loire. Certains villages se sont regroupés pour l'accueillir.
Toujours plus beau, toujours plus accueillant
Les villageois ont développé des trésors d'imagination, enrichissant au
cours des ans le programme de la fête, déployant tous les moyens à leur
portée pour rendre leur village encore plus beau et plus accueillant
que le village de l'année précédente.
Ainsi, les fleurs en papier confectionnées le soir dans les cuisines, se comptent par millions. Le chapitre de la Saint-Vincent, ou repas de cochon, tenu par la Confrérie des Chevaliers du Tastevin au caveau nuiton puis au château du Clos de Vougeot, s'est très tôt doublé d'un banquet des vignerons du village.
1964 : Saint-Romain a eu l'idée d'ouvrir largement tous les caveaux du village. Vers la même époque, un vin d'honneur est offert à l'issue de la messe à tous les visiteurs. La cuvée est déjà presque née.
1971 : Rully crée la première affiche artistique de la Saint-Vincent Tournante.
1973 : Morey-Saint-Denis invente le verre gravé aux couleurs de la fête.
La mobilisation de tout un village
Accueillir la Saint-Vincent Tournante est en effet un événement pour un village. Solidarité n'est alors pas un vain mot, et c'est toute la population qui se mobilise pour l'organisation de la fête, des mois pour ne pas dire des années à l'avance.
L'organisation de la fête, la décoration du village et l'élaboration de la cuvée de Saint-Vincent, offerte pendant deux jours à la dégustation à tous les visiteurs, nécessitent en effet des mois de préparation et la participation de tous les talents du village.
Si les assurances sociales ont en grande partie remplacé les sociétés de secours mutuel dans la vie quotidienne des vignerons, on peut dire qu'à l'occasion de la Saint-Vincent Tournante l'entraide mutuelle est toujours très présente dans les villages de Bourgogne.
Ainsi, les fleurs en papier confectionnées le soir dans les cuisines, se comptent par millions. Le chapitre de la Saint-Vincent, ou repas de cochon, tenu par la Confrérie des Chevaliers du Tastevin au caveau nuiton puis au château du Clos de Vougeot, s'est très tôt doublé d'un banquet des vignerons du village.
1964 : Saint-Romain a eu l'idée d'ouvrir largement tous les caveaux du village. Vers la même époque, un vin d'honneur est offert à l'issue de la messe à tous les visiteurs. La cuvée est déjà presque née.
1971 : Rully crée la première affiche artistique de la Saint-Vincent Tournante.
1973 : Morey-Saint-Denis invente le verre gravé aux couleurs de la fête.
La mobilisation de tout un village
Accueillir la Saint-Vincent Tournante est en effet un événement pour un village. Solidarité n'est alors pas un vain mot, et c'est toute la population qui se mobilise pour l'organisation de la fête, des mois pour ne pas dire des années à l'avance.
L'organisation de la fête, la décoration du village et l'élaboration de la cuvée de Saint-Vincent, offerte pendant deux jours à la dégustation à tous les visiteurs, nécessitent en effet des mois de préparation et la participation de tous les talents du village.
Si les assurances sociales ont en grande partie remplacé les sociétés de secours mutuel dans la vie quotidienne des vignerons, on peut dire qu'à l'occasion de la Saint-Vincent Tournante l'entraide mutuelle est toujours très présente dans les villages de Bourgogne.
D'année en
année la fête s'est installée et a pris de l'ampleur au point de
devenir la plus grande fête de Bourgogne, recevant certaines années
autour de 100.000 visiteurs en provenance de toute l'Europe.
La fête populaire et bon enfant des débuts, était devenue une véritable
entreprise dont le budget dépassait le million d'euros - et parfois
largement - et les contraintes pour accueillir des dizaines de milliers
de visiteurs, à commencer par la sécurité et la circulation, sont
devenues impossibles à assumer par la plupart de nos villages.
Il faut dire qu'avec le succès rapide et grandissant de la Saint-Vincent Tournante, les villages ont utilisé cette fête comme outil de communication, et, ce qui au départ était la fête des vignerons, est devenu la fête du vin et d'une appellation, tant il est vrai que les retombées médiatiques sont nombreuses et ont réellement tiré certaines appellations de l'anonymat.
Il faut dire qu'avec le succès rapide et grandissant de la Saint-Vincent Tournante, les villages ont utilisé cette fête comme outil de communication, et, ce qui au départ était la fête des vignerons, est devenu la fête du vin et d'une appellation, tant il est vrai que les retombées médiatiques sont nombreuses et ont réellement tiré certaines appellations de l'anonymat.



